| MST |
| 2008-02-29 | |
Une même personne peut ainsi être à l'origine de plusieurs dizaines d'infections. Donc, la seule chose dont vous pouvez être sûr c'est de ce que vous faites ou de ce que vous avez fait avec votre propre corps. Même en cas de fidélité absolue et partagée, un des deux partenaires peut, sans le savoir, avoir contracté une MST avant de connaître son partenaire stable, et c'est là tout le problème. La sagesse, la prudence et le simple bon sens édictent une règle simple à suivre : mettre des préservatifs avec chaque nouveau partenaire homme ou femme, quel que soit le type de rapport sexuel. Le préservatif est le seul moyen de prévenir une MST. Le virus du SIDA est le microbe le plus médiatique et donc le plus craint. Pourtant, ce n'est pas celui qui s'attrape le plus facilement. Un autre virus redoutable, celui de l'hépatite B, se transmet également lors des rapports sexuels. Or, il s’agit de la seule maladie sexuellement transmissible qu'il est possible de prévenir grâce à un vaccin. Pour être protégé à vie et très tôt, il est recommandé de vacciner les nourrissons, ce qui peut être réalisé à partir du deuxième mois de vie sans aucun danger. Il est également recommandé de vacciner les adolescents et les adultes : n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Et bien non ! Cette idée largement répandue est fausse. On ne peut pas attraper de maladie sexuellement transmissible (MST) en s'asseyant sur des toilettes, même si leur aspect est peu ragoûtant ! En effet, comme leur nom l'indique les MST ne se transmettent que lors des rapports sexuels. Les microbes responsables de ces maladies - virus, bactéries, champignons, parasites - ne survivent que très peu de temps en dehors du corps humain qui les héberge et ne «sautent» pas d'un endroit à un autre. Ainsi, pour qu’il y ait transmission, il faut que deux personnes soient en contact intime. Or, sur un siège de toilettes ce n'est pas le cas, vous ne risquez donc rien ! En revanche, tout rapport sexuel peut être contaminant, c'est-à-dire qu'un microbe peut se transmettre de partenaire à partenaire lors de tout rapport sexuel (génital, anal ou oral). La transmission des MST se fait de proche en proche, d'un partenaire à l'autre et ainsi de suite.
Mais il est tout aussi important que les partenaires des patients infectés aient un dépistage et, le cas échéant, un traitement, pour éviter que d’autres personnes ne soient contaminées, bien sûr, mais aussi pour empêcher que l’infection ne devienne chronique. En effet, le danger est de voir se développer des complications à bas bruits, et notamment une stérilité chez les femmes infectées. Le risque est d’autant plus grand que, souvent, seul un examen gynécologique permet de repérer des lésions.
La syphilis se manifeste, dans les cas les plus caractéristiques, par une ulcération (chancre), trois semaines après le contact infectieux, la gonococcie et les infections à chlamydiae par des écoulements à l’extrémité du gland (écoulement urétral), chez l’homme. Mais toutes ces infections peuvent passer totalement inaperçues ou donner des signes peu évocateurs. En fait, tout symptôme génital doit être pris au sérieux. Il peut s’agir de douleurs lors des rapports, de pertes vaginales ou de saignements en dehors des règles, de douleurs pelviennes chez la femme, d’écoulement urétral chez l’homme, de brûlures urinaires, de lésions diverses, génitales ou anales. Toute anomalie visible, ulcération, érosion, bouton ou végétation doit être considérée, a priori comme un signe de maladie sexuellement transmissible et conduire à consulter.
D’abord, on pourrait dire que tout rapport non protégé avec une personne ayant des facteurs de risque connus de MST (toxicomanie par voie veineuse, partenaires sexuels multiples, par exemple) ou, a fortiori, avec une personne que l’on sait atteinte de l’une de ces maladies implique un risque de contamination. Au moindre doute, mieux vaut demander l’avis de son médecin ou aller dans un centre de dépistage, où un examen et des tests pourront être réalisés pour rechercher une infection génitale, mais aussi une contamination par le virus de l’hépatite B ou le VIH. En cas de rapport non protégé ou de rupture de préservatif lors d’un rapport avec un partenaire séropositif, un traitement préventif peut éventuellement être instauré, à condition d’être entrepris très rapidement après le rapport.
Chez trop de gens encore, l'infection est diagnostiquée tard. Ce retard au dépistage ne permet pas aux personnes infectées de bénéficier pleinement des traitements efficaces dont nous disposons aujourd'hui et entretient la transmission du VIH, notamment au sein des couples. Alors en cas de doute, faites le test ! En cas de doute, testez-vous !Quand on a pris un risque, ou lorsqu'on veut savoir où on en est par rapport au VIH, le test de dépistage est l'unique solution. Une simple prise de sang permet de le savoir. Ce test peut être prescrit par un médecin, effectué dans des centres de dépistages anonymes et gratuits. L'infection par le VIH peut être mise en évidence par : * La découverte dans le sang des anticorps ; * Ou par la recherche du virus lui-même ou encore de certains gènes viraux. Il est facile de mettre en évidence les anticorps spécifiques des protéines du VIH. qui persistent plusieurs années dans le sang. Ils prouvent l'infestation par le virus sans dire s'il s'agit d'une infection récente ou ancienne. Lorsqu'il y a ces anticorps, le sujet est séropositif. S'il n'y a pas d'anticorps, il est séronégatif. Plusieurs techniques sont possibles, et au moins deux techniques doivent être utilisées en cas de résultat positif ou incertain au test Elisa. L'ELIsa (Enzyme-Linked-Immuno-Sorbent-Assay) est la méthode la plus utilisée en première intention. Rapide, utilisable pour le dépistage de masse, sensible et spécifique, cette technique offre de nombreux avantages. Le délai d'apparition des anticorps après le contact infectant est de 3 semaines à 3 mois. L'immunotransfert (immunoblot) ou Western Blot est actuellement la technique de confirmation la plus utilisée. Il permet de préciser la spécificité des anticorps : protéines internes (p24, p55), glycoprotéines d'enveloppe (gp 160, gp 120, gp 41). La détection des gènes viraux peut se faire grâce à des techniques d'amplification enzymatique (polymerase chain reaction PCR) qui permettent notamment le diagnostic précoce chez les enfants nés de mères séropositives et le suivi de la progression de la maladie. L'antigène P24 peut être détecté. C'est une protéine interne du virus. Sa présence dans le sérum est un témoin de la réplication virale et à ce titre un indice d'évolutivité. L'antigénémie p24 est positive au moment de la primo-infection avant la phase de séroconversion. Elle se négative dès l'apparition des anticorps et reste négative durant les premières années de l'infection. Ensuite, elle augmente progressivement au cours de la maladie : c'est un marqueur d'évolution. On peut rechercher également l'anticorps anti-antigène P24 et le titrer. Le respect des mesures d'asepsie est fondamental car le VIH est un virus fragile rapidement détruit par :
Les ultra-violets ne détruisent pas le virus. Les précautions à suivre sont les mêmes que pour tous les autres patients :
En cas de piqûre accidentelle :
Tout donneur de sang doit répondre à un interrogatoire médical précisant les facteurs de risque du Sida et de l'hépatite. Le sang prélevé est ensuite systématiquement examiné au laboratoire.
Elle survient chez 20 à 50% des personnes infectées, quel que soit le mode de contamination, dans les 15 jours à 3 mois qui suivent celle-ci. Cette primo-infection ressemble à la mononucléose infectieuse. Elle passe parfois inaperçue. La période d'incubation après le contact infestant est de 3 à 6 semaines. Parfois, des symptômes sont retrouvés : fièvre prolongée, douleurs musculaires et articulaires, courbatures, ganglions disséminés cervicaux et axillaires, éruptions cutanées fugaces évoquant la rougeole ou une urticaire, douleurs abdominales, diarrhée, dysphagie (difficulté pour avaler) douloureuse, méningite lymphocytaire... Des candidoses ou des ulcérations buccales sont possibles. Ces symptômes vont disparaître en 1 à 4 semaines. Les anticorps (séroconversion) n'apparaissent qu'après 6-8 semaines. A ce stade, il faut faire une recherche de l'antigène P24, qui disparaîtra lors de la séroconversion.
En l'absence de traitement, ce stade peut durer plusieurs années (en moyenne 10 ans) La diminution des CD4 est progressive pendant cette phase. Certains sujets ont des examens biologiques normaux, d'autres ont des anomalies : neutropénie, anémie, baisse des CD4, indice lymphocytaire CD4/CD8 inférieur à 1, etc.
Les ganglions sont augmentés de volume (au moins 1 cm de diamètre) pendant au moins 3 mois dans au moins deux régions extra-inguinales, en l'absence d'autre cause. Là aussi il peut y avoir des anomalies biologiques, ou non.
Elles signalent une atteinte encore modérée du système immunitaire. Les infections cutanées ou muqueuses virales ou mycosiques ne sont pas spécifiques mais étonnent par leur caractère chronique ou récidivant : muguet buccal, mycose anogénitale, dermite séborrhéique de la face, folliculites, prurigo, verrues, zona etc. Les maladies auto-immunes sont assez rares : parotidite, syndrome de Raynaud, syndrome sec (sécheresse de la bouche, des yeux, du vagin), douleurs articulaires, douleurs musculaires etc. Les signes généraux sont une altération de l'état général, une forte fièvre prolongée, des sueurs, un amaigrissement, une diarrhée persistante. L'appellation de ce syndrome apparenté au sida (ARC pour AIDS Related Complex) a été abandonnée.
A la fin des années 80, la peur du Sida avait favorisé l'utilisation des préservatifs et entraîné une baisse des infections sexuellement transmissibles (IST). Aujourd'hui, on constate un relâchement de la prévention. Pour ne pas baisser la garde, Doctissimo revient sur les symptômes, les complications, les traitements et les moyens de prévention. Eviter les complications Variés, les symptômes des maladies sexuellement transmissibles sont néanmoins évocateurs. Certains signes doivent alerter et conduire à consulter rapidement. Pour éviter les complications, le diagnostic précoce des infections sexuellement transmissibles est essentiel.
Selon l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), les infections sexuellement transmissibles sont en augmentation. Le constat est alarmant et traduit un retour des comportements sexuels à risque. Selon l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), les infections sexuellement transmissibles sont toutes en hausse : gonococcies, syphilis et infections dues aux chlamydiae connaissent un boom très inquiétant. Réapparu en 2000, l'épidémie de syphilis n'a pas disparu malgré la mise en place d'un système de surveillance et de lutte. Entre 2000 et 2006, 2 306 cas ont été recensés. Après une diminution en 2005, le nombre de cas augmente à nouveau en 2006 ; il est supérieur à celui des années antérieures, en particulier en Ile-de-France et dans la région Nord-Pas-de-Calais. Les personnes atteintes sont majoritairement (83 %) des hommes bisexuels ou gays mais le nombre de cas chez les hétérosexuels augmente chaque année. Dans ce contexte, les experts de l'InVS recommande le renforcement de campagnes de prévention et de dépistage de la syphilis. Les infections à gonococcies (blennorragies ou "chaudes-pisses") sont en augmentation. Elles causent des urétrites chez l'homme et des atteintes génitales (vaginite, cervicite, endométrite...) chez la femme, et certaines formes sont dénuées de symptômes. Ces infections sont en augmentation et sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques. Outre une amélioration des systèmes de dépistage, ces tendances traduisent un inquiétant relâchement de la prévention et une augmentation des comportements à risque dans l'ensemble de la population. C'est l'occasion de rappeler encore une fois que le préservatif est le meilleur moyen de prévenir ces infections. Alors, sortez couverts ! |