SIDA - VIH
SIDA | Syndrome d'immunodéficience Acquise |
| 2008-02-29 | |
SIDA (Syndrome d'Immunodéficience Acquise)
Le SIDA (Syndrome d'Immuno-Déficit Acquis) ou Sida correspond à un déficit immunitaire chronique induit par le virus VIH. (Virus de l'Immunodéficience Humaine), en anglais HIV (Human Immunodeficiency Virus).
* Danticorps dirigés contre ce virus (sérodiagnostic) ; Les principales affections faisant évoquer le Sida sont :
• Une infection à germe opportuniste, c'est-à-dire un germe habituellement non pathogène et qui le devient chez un sujet dont les défenses immunitaires sont diminuées (ce qui est non seulement le cas dans le Sida mais aussi lors des traitements immunodépresseurs, etc.) ;
L'être humain est le seul réservoir de virus. Le virus est transmis par les sujets infectés. Le virus a été isolé en 1983 à l'Institut Pasteur de Paris par l'équipe du Pr. Luc Montagnier. Il y avait en 1997, sur 5 milliards 840 millions habitants, près de 31 millions de personnes séropositives ou atteintes du sida dans le monde dont près de 6 millions infectées durant l'année. On estime qu'il y a plus de 40 millions de porteurs du virus en l'an 2000. La transmission sexuelle de l'infection par le VIH est un mode fréquent de dissémination du virus. La transmission du virus peut s'effectuer au cours des rapports hétérosexuels ou homosexuels, quel que soit le mode de pénétration en cause.
Les homosexuels masculins forment un groupe à risque très important. Un certain nombre de facteurs augmente le risque dans cette population :
L'utilisation de préservatifs masculins réduit de plus de 90% le risque de transmission du virus. Les hétérosexuels ayant eu des contacts sexuels avec des sujets appartenant à un groupe à risque élevé La muqueuse vaginale est plus solide mais peut devenir perméable au virus en cas d'infection locale aiguë ou chronique (vaginite etc.). Le virus est également présent dans les sécrétions vaginales. La transmission du VIH par rapports hétérosexuels exclusifs est donc tout à fait possible et c'est la règle dans les pays en voie de développement. Les rapports génito-buccaux ne sont pas dénués de risque.
La transmission du Sida chez les toxicomanes est très fréquente. Elle s'explique par le partage des seringues et des aiguilles contaminées. L'utilisation de matériel à usage unique ou la stérilisation, même relative, du matériel permet une réduction très importante de la transmission.
Une transfusion avec du sang contaminé entraîne un risque de transmission du VIH. Ce risque est d'autant plus élevé que les transfusions ont été nombreuses, et les hémophiles sont particulièrement exposés. Le personnel soignant médical ayant subi des blessures accidentelles avec du matériel souillé ayant préalablement servi à faire des prélèvements chez des sujets infectés par le VIH risque d'être contaminé. La contamination peut exceptionnellement se faire par voie transcutanée en cas de lésions de la peau. Les préparations d'immunoglobulines injectables (gamma-globulines etc) n'ont jamais représenté, du fait de leur mode de fabrication, un risque de transmission du virus. La transmission de la mère à son foetus du HIV est le risque exclusif de contamination de l'enfant. 20% des enfants nés de mère séropositive sans symptôme sont infectés par le virus dans les pays occidentaux. Le risque est de 30 à 40% en Afrique (ce fait est lié aux maladies sexuellement transmissibles associées, non traitées, fréquentes en Afrique, qui facilitent la transmission virale). Tous les enfants nés de mère séropositive sont séropositifs à la naissance du fait du passage des anticorps de la mère dans le sang de l'enfant. Lorsqu'ils ne sont pas infectés, les nourrissons deviennent séronégatifs vers 15 ou 18 mois. Les nouvelles techniques de détection du DNA après amplification permettent de poser le diagnostic précocement vers 3 mois. Chez l'enfant, la maladie évolue lentement sur une dizaine d'années dans 75% des cas. L'évolution est plus rapide (moins de 5 ans) chez 20% des enfants. Il existe un risque de transmission du VIH par le lait maternel (risque de 15% selon l'OMS). On déconseille l'allaitement maternel en Europe lorsque la mère est séropositive ou atteinte de sida symptomatique. En Afrique, l'allaitement maternel reste par contre recommandé car les risques de son abandon (malnutrition) sont supérieurs à ceux de sa poursuite. Les symptômes provoqués par le Sida chez le nouveau-né et le nourrisson sont comparables à ceux entraînés par les déficits immunitaires congénitaux ou aux infections néonatales graves. Cliniquement, les premiers symptômes apparaissent vers 6 mois : ganglions axillaires, gros foie, grosse rate. Les infections bactériennes ORL et pulmonaires sont fréquentes. Les infections opportunistes sont aussi variées que chez l'adulte mais la toxoplasmose est exceptionnelle. Les troubles neurologiques spécifiques sont possibles : hypertonie, arrêt et régression des acquisitions psychomotrices.
La pneumopathie interstitielle est fréquente.
Aucun cas de contamination d'enfant n'a été mis en évidence en dehors de la période périnatale. C'est dire que l'enfant atteint de Sida ne peut le communiquer à d'autres enfants ni à ses parents. De même, les parents atteints ne peuvent transmettre le Sida à leur enfant en dehors de la période périnatale. L'usage commun de vaisselle, les piqûres d'insecte, ne présentent pas de danger.
Tout le monde sait, a priori, comment se transmet le virus du SIDA. Mais par quel mécanisme infecte-t-il les cellules ? Comment arrive-t-il à se jouer des défenses naturelles de notre organisme ?... Quelques éclaircissements sur le fonctionnement du virus et des différents traitements. Le syndrome d’immunodéficience acquise, plus connu sous le nom de SIDA, est une maladie qui entraîne une chute des défenses naturelles. Il est provoqué par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Ce virus a pour particularité de s’attaquer à l’un des composants essentiels du système immunitaire, les lymphocytes T.
Les lymphocytes T sont les gardiens de notre corps. Ces cellules vont contrôler les réactions de défense dirigées contre un organisme étranger. Il existe plusieurs types de lymphocytes T, dont les CD4 et les CD8, qui se différencient par les récepteurs qu’ils possèdent à leur surface. Ces récepteurs définissent ainsi des fonctions différentes. Les lymphocytes T avec des récepteurs CD8 (ou T8), vérifient toutes les cellules du corps, pour détecter une infection par virus : lorsqu’ils détectent une cellule infectée, ils l’éliminent. Les lymphocytes T CD4 (ou T4), quant à eux, sont capables de reconnaître se fixer aux lymphocytes B, une autre sorte de lymphocytes qui fabriquent les anticorps. Lorsqu’un lymphocyte B rencontre un élément extérieur (virus ou bactérie), il en présente des morceaux au lymphocyte T CD4. Si le T reconnaît l’envahisseur, il active une réaction immunitaire. C’est là qu’intervient le virus du SIDA.
Le VIH pénètre dans l’organisme, par voie sexuelle ou sanguine. A sa surface, des protéines reconnaissent les récepteurs CD4 des lymphocytes T et s’y fixent. Le virus fusionne alors sa membrane avec celle de la cellule, afin de faire entrer son matériel génétique et certaines enzymes. Ce matériel est sous forme d’ARN. Or celui des lymphocytes est sous forme d’ADN. Pour intégrer le matériel génétique du CD4, le virus doit donc transformer cet ARN en ADN. Il le fait grâce à une enzyme virale, la trancriptase inverse. Une fois transformé en ADN, le patrimoine génétique du virus entre dans le noyau du lymphocyte grâce à une autre enzyme, l’endonucléase. Là, il s’intègre au génome de la cellule. Grâce à la machinerie cellulaire, le génome du virus est traduit en ARN et transcrit en protéines. Une autre enzyme virale, la protéase, se charge de terminer la fabrication des protéines nécessaire à la fabrication de nouveaux virus VIH ( protéines de l’enveloppe, enzymes…). Ce processus est appelé la maturation. Ces nouveaux virus (contenant un nouveau brin d’ARN viral et de nouvelle enzyme) sont ainsi libérés dans l’organisme. Ils vont pouvoir infecter d’autres cellules. Cette prolifération se fait au détriment des lymphocytes, dont le nombre chute. Les défenses immunitaires ne sont plus efficaces. L’organisme n’est plus capable d’empêcher la prolifération de certaines bactéries ou virus, ni l’apparition de tumeurs. Le développement de ces maladies opportunistes finit par entraîner la mort de la personne infectée. Le but des traitements est d’empêcher la prolifération vers le stade Sida. Ils peuvent agir en bloquant la machinerie du virus (blocage de la transcriptase, de la protéase, de sa fixation sur la cellule...). La combinaison de différents traitements permet de rendre le VIH indétectable dans le sang, mais ne l’élimine pas. De plus, ces traitements comportent d’importants effets secondaires. Alors la meilleure solution reste la prévention ! |